17/10/2006

tout recommencer...

j'ai envie de tout recommencer... de tout recommencer comme avant. j'ai repris un poids santé, mais il m'épuise ce corps TROP présent... ma nutritionniste était rayonnante en m'annonçant que j'avais de nouveau un IMC santé. en faisant le calcul, cela signifiait que j'avais entre 54 et 56 kg. l'horreur car il y a un an j'étais à 50 et il y a 6 mois, j'étais à 44 lorsque j'ai commencé les traitements à la clinique. mais tout a été trop vite et j'ai envie de replonger, de recalculer, mais sans me rendre aussi loin... je ne sais pas... je ne sais plus... et tous ces blogs dont j'avais les liens sur mon site, ils ont été désactivés, je me sens toute seule dans cet enfer qui resurgit plus fort que jamais en moi....... écrivez moi si vous passez, en prenant le soin de me laisser l'adresse de vos blogs.... nana xxx

05:43 Écrit par Nana dans Général | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook |

12/09/2006

Guérison ?

bonjour...je suis revenue sur mon blog après des semaines et des semaines, deux mois...je suis en voie de guérir de l'anorexie, je passe trois soirs par semaine dans une clinique.je vais manger avec des amis et j'ai l'énergie pour faire plein de choses. Je danse, je ris, je lis, je joue, j'étudie, je vis.c'est fini avec mon copain mais je me sens forte. j'ai presque complètement chassé l'anorexie de ma vie, je peux me battre contre n'importe quoi.sachez que vous aussi vous pouvez y arriver, mais il faut le vouloir et ne jamais lâcher, même si on en a souvent envie et puis de moins en moins avec le temps.surtout gardez foi en vous, on peut toutes y arriver.aujourd'hui je ne connais pas mon poids, j'ai viré tous mes vêtements du temps de ma maladie, tout le monde me dit radieuse et je me sens revivre.je ne veux plus jamais retourner dans ce mode de vie qu'est l'anorexie, ça m'a menée très loin, j'ai cru en mourir.Si vous avez besoin de soutien, n'hésitez pas : nana_toujours@hotmail.comcourage à toutes !!!je ne vous connais pas mais je vous aime et je pense très fort à vous !nana

20:29 Écrit par Nana dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/06/2006

ah la la...

je pense que je ne dois plus essayer d'écouter ma voix "saine" et de taire celle qui me dit de ne manger que très peu car cette voix "saine" n'est en fait que celle de miss boulimie...

putain de merde, ras le bol de ces enculés de tca.....désolée je pète un câble........je peux pas vivre sans ça.......j'arrive pas à m'en sortir......je tombe dans les crises de boulimie c'est encore pire et je suis tellement tellement grosse

même si je vois mes côtes sur le haut de ma poitrine

même si je n'ai plus mes règles depuis quasi cinq mois

même si je ne peux plus mettre aucun pantalon sans ceinture

même si je flotte dans la taille34 et ne peux même plus acheter un jean de la plus petite taille

je me trouve obèse malgré tout ça

c'estpathétique...........

06:30 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/06/2006

Journée de Merde

Je pense que ça a été une des journées qui a commencé le plus mal de ma sainte vie ! Debout à 8h après avoir super mal dormi, je me prépare en me changeant mille fois car j'ai l'air obèse dans tout ce que je porte. Il pleut hyper beaucoup dehors et je me rends compte que je ne sais même pas où se trouve mon parapluie dans toutes mes caisses. Au moment de partir, je me rends compte qu'un des deux chats a chié sur mon nouveau divan. merde ! je ramasse vite fait. Je prends mon sac : il est imbibé de pisse de chat. Je maugrée et insulte mes chats et fouille mes caisses pour trouver un autre sac à main. Avec dégoût, je plonge ma main dans le sac imbibé de pisse et récupère mes trucs essentiels. Je pars en courant, à moitié en retard au boulot. En arrivant à la voiture, que vois je ? un sabot sur la roue avant ! saisie de huissiers de justice pour non paiement d'amendes ; je vous épargne les détails. J'ai couru chez moi pour prendre ma carte de bus, impossible de la trouver, je cours à la banque, chope du fric, va faire de la monnaie dans un magasin, attends le bus sous la pluie, prends le bus bondé et me fais piétinée, arrive une heure en retard au boulot et m'assied à mon bureau......avec les larmes dans les yeux, l'envie de hurler et surtout, surtout, ce sentiment d'être tellement mais tellement grosse, voir obèse. Ça fait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi grosse. J'ai eu envie d'en pleurer toute la journée et j'ai finalement pu le faire à la Clinique, dans le bureau de la nutritionniste... Mais je comprends désormais que je dois encore perdre du poids, je me suis fixée l'objectif de 44 kg d'ici le 3 juillet et j'y parviendrai. je HAIS mon corps, ce gras sur mes cuisses, les bourlets de mon ventre, je suis DÉGOUTANTE...............................et pathétique........

03:39 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/06/2006

J'en ai marrreeee !!!

Guérir ou ne pas guérir, that is the question... Et au cours d'une même journée, je peux changer d'idées quinze fois. Je ne sais pas. Mon mode de vie me déplaît, je n'aime pas ces angoisses que je vis relativement à la nourriture, ces privations continuelles commencent à m'épuiser. En même temps, je me sens incapable de prendre du poids et d'être malgré tout contente de mon corps. Car même si je suis beaucoup plus mince qu'avant, qu'à la limite je suis trop mince selon beaucoup (je ne peux pas m'empêcher de penser que ce sont des jaloux) je préfère mon corps maintenant et même je préférerais être plus mince. Enfin... Je ne sais plus, c'est un gros dilemme. Je mange un peu plus qu'avant, à la clinique on en a parlé la psy et moi et je me suis engagée à augmenter à 600 calories. C'est rare que je respecte ce pti contrat mais j'essaie. C'est dingue de constater qu'en quelques mois j'ai pu changer autant mes habitudes alimentaires et devenir complètement obsédée. Ça ne me plaît pas. Surtout qu'à long terme je risque vraiment d'en payer les frais côté santé. Mais je suis incapable d'envisager sereinement 50 kg... même 46 ça m'a foutu la trouille et une de ces angoisses... pfff. Comment accepter de s'en sortir vraiment et pas à moitié ? peut-on réellement être heureux et manger normalement ? peut-on peser plus et être bien ??? si une de mes lectrices est une ancienne anorexique qui s'en est sortie et est heureuse ? comment me convaincre de faire le pas pour vraiment m'en sortir ? ça me fait si peur... et en même temps je n'en peux plus de ces insomnies, faiblesses, et autres. je suis découragée j'en ai ras le bol d'être comme ça... nana xxx

21:37 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/06/2006

Pfff...

je me sens comme une patate obèse je me dégoute c pathétique... pfff...

17:40 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

 et merde...

je m'avoue vaincue. j'essaie de me dire que je dois prendre du poids, que tout le monde a raison en me disant que je suis maigre. je suis une baleine, je me suis pesée chez mon papa cet après midi, je n'ai pas résisté à la tentation de le faire. horreur ! j'ai pris un kilo. 46 kg. c'est dégoûtant, je déteste. et ce soir, en plus, avec mes potes on s'est baladés dans la ville et on a fumé des joints, il y avait une ambiance de malade parce que c'est le week end de la formule 1. je déteste la formule 1 mais on y allait pour l'ambiance au centre ville. bref. on a boufffféééééé. j'ai mangé comme si je n'avais pas mangé depuis des mois. j'ai le ventre gonfléééé ça fait mal. et je me sens comme une baleine obèse. prise de conscience. reprise en main. prendre du poids ? ce n'est pas pour moi. Mon DÉFI ! le 1er juillet, je pèse 44 kg. J'ai donc les 25,26, 27, 28 (mon anniversaire!), 29 et 30 juin pour perdre 2 kg. Ce n'est pas assez, je vais me donner 8 jours. donc pour le 3 juillet, 44 kg. fini ces goinfreries ! je suis pathétique. gros bisous... nana

07:29 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/06/2006

S'en Sortir Pour Vrai ??!

Mercredi dernier, j'ai eu un instant de lucidité, ça devait être un geste de Dieu. Je me suis vue un moment dans le miroir, alors que je me lavais les mains dans une toilette publique. Et pendant quelques secondes, j'ai eu peur de ce que je voyais : pour la première fois depuis des mois, je me suis trouvée non seulement très mince mais en plus, maigre. J'ai eu très peur. J'ai pris conscience de ce que j'étais en train de devenir : un squelette sur pattes. Horreur. Ce soir là j'ai décidé de m'en sortir, coûte que coûte.

Mais ce qui est très dur c'est que ces quelques secondes de lucidité ne sont plus revenues, je n'ai donc d'autre choix que de m'accrocher à ce que j'ai vu dans ce miroir, à y croire très fort. J'ai accepté, en discutant avec ma psy de la Clinique, d'augmenter ma quantité de calories quotidiennes à 600 calories par jour plutôt que les 400 habituels. Mais ça me semble énorme, je dois vraiment faire un effort. Et puis je ne peux pas m'empêcher de vouloir encore maigrir, toujours maigrir plus. Mais les symptômes physiques me rappellent à l'ordre, j'essaie de m'accrocher à la réalité que je ne voix pas. J'ai enfin reconnu que je souffrais d'anorexie, que c'est une maladie et que je dois lutter très fort pour m'en débarrasser.

Malgré tout j'essaie de perdre encore du poids, j'ai tellement envie de m'acheter une balance. À la clinique, on m'a dit de vraiment résister à cela parce que ça n'aide pas du tout. Je dois accepter de ré-apprendre à manger normalement et donc de prendre du poids. Ce qui est dingue c'est que je flotte dans la taille 34 chez Zara, je ne peux donc plus rien acheter côté vêtements, sauf un magasin que j'adore qui semble avoir de nombreuses anorexiques dans ses clientes car j'ai pu acheter un pantalon XXS et un top XXS et un pull XXS. Comment puis je me trouver grosse ? c'est hallucinant, je me rends bien compte que c'est comme si je portais des lunettes qui troublent ma vue, c'est vraiment étrange. Mais je veux y arriver, je n'y crois pas toujours mais je sais bien que je suis en train de ruiner ma santé. Et puis à la Clinique j'ai appris que je risquais de ne jamais pouvoir avoir d'enfants si je continuais, ce qui serait le drame de ma vie... je n'ai plus mes règles depuis 5 mois, c'est vraiment pas bien apparemment. Enfin... alors voilà pour les petites nouvelles, mon amoureux me manque beaucoup beaucoup, plus que deux petits mois... gros bisous à vous et merci pour les pti comm, j'adore ça !!! :)

19:14 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2006

Euphorie de la Faim

Bonsoir à toutes... c'est étrange je suis si affamée que je suis comme dopée. je n'ai rien avalé depuis environ huit heures, j'ai bu des quantités d'ea, uriné mille fois, et je me sens euphorique. j'adore. ça me rend insensible au silence de mes amis. Au silence de P, ma meilleure amie, qui ne retourne pas mes appels. À l'absence d'appels de J, mon meilleur ami, qui semble se foutre complètement de moi. À ces autres amis qui ne font plus signe de vie. Je les comprends. Mon papa dit que je mets les gens mal à l'aise. Rassurez vous, il ne m'a pas dit ça méchamment. En fait il a plutôt dit que ma situation mettait les gens mal à l'aise, ils ne savent pas trop comment agir, savent que c'est tabou.

Alors je continue mon train train quotidien dans mon coin, c'est fou comme j'ai pu être ZE fille qui fait la fête avec tout le monde, organise les soirées, invite les gens, se fait inviter partout et là, maintenant, rien, nada. Le vide total, comme dans mon ventre. Je les emmerde, tous. Rien à foutre. À vous, mesdemoiselles, je vous dit gros bisous et bon courage, c'est fou comme je me sens dopée franchement je dois écrire bcp de conneries. gros biz...

ps : je sais très bien qu'au fond de moi j'ai tellement mal... mais j'aime mieux jouer le coeur de pierre, ça en fait trop à porter sinon...

02:39 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

19/06/2006

Des hauts, Des bas...

Des hauts, des bas. Je peux changer d'humeur dix fois par jour. Depuis ce matin, ça a varié au moins quatre fois. Je vais quand même pas trop mal. Parfois je me dis que je vais m'en sortir, d'autres fois je me dis mais non, je n'ai aucune envie de m'en sortir, je suis en train d'atteindre un corps de rêve, sans gras, sans trop de courbes. Mais ces faiblesses, ces poils sur mes bras, ces problèmes d'intestins et autres m'ennuient. Et puis ma vie sociale est affectée puisque je ne veux jamais dîner avec personne, sauf parfois avec mon papa qui arrive à me garder tellement captivée par tout ce qu'il me raconte que je mange un peu plus. D'ailleurs c'est sans doute à cause des 1 ou 2 repas que je partage avec lui chaque semaine que je reste à 44.5-45 kg tout le temps. Je voudrais vraiment peser 43-44 kg, ça me semble parfait...

Sinon mon copain est parti il y a 9 jours maintenant et je trouve que ça ne passe pas tellement vite : il reste 66 jours, 66 dodos sans mon amoureux.... Mais je lui parle de temps en temps, je l'aime tellement ! J'ai commencé à travailler, je vais bosser tout l'été dans une boîte de pub, c'est bien payé et assez intéressant. Je suis en plein dans mes boîtes car je déménage d'ici une semaine dans un nouvel appart trop trop bien, j'en avais marre de celui que j'habite pour le moment et mon proprio est vraiment chiant.

À part ça je commence à en avoir marre de ne pas avoir de balance, je me pèse seulement chez mon papa et je voudrais pouvoir mieux surveiller mes kilos, surtout le matin à jeun, pour voir l'évolution. Ça va sûrement me motiver aussi, de toute façon il paraît que si mon pids stagne en ce moment c'est parce que mon métabolisme ralentit et c'est pourquoi je ne vais recommencer à reperdre que progressivement. De toute façon vu que je mange max 400 cal par jour ça devrait venir. Demain j'ai un autre rdv à la Clinique où mes parents m'envoient, j'ai pas du tout envie d'y aller mais bon... Bon je dois aller faire des courses très inintéressantes (genre sac pour l'aspirateur...) donc je vous laisse, gros bisous à toutes et bon courage dans vos vies !!! :) Nana xxx

20:58 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/06/2006

Impossible de s'en sortir...

Dans ta tête tu te dis, moi la nourriture, je n’en ai pas besoin, ça ne m’intéresse pas, je n’ai pas besoin de manger autant. Mais, en fait, tu ne penses qu’à ça. Tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes. C’est la première chose à laquelle tu penses quand tu te réveilles le matin et c’est la dernière chose à laquelle tu songes avant de t’endormir. De façon incessante, tu as beau te distraire, le coup de poignard frappe, incessamment, tu ne peux jamais chasser les angoisses et les peurs que tu vis face à la nourriture. Elle est ta principale ennemie mais tu ne peux pas la supprimer de ta vie, à moins de vouloir mourir : la supprimer c’est te condamner. Et ça, tu ne le veux pas. Alors tu essaies de vivre comme tu peux sans trop consommer ton ennemie. Tu essaies de garder la même énergie malgré l’incontrôlable fatigue qui habite ton corps. Tu essaies de sourire quand tu aimerais hurler ta douleur, ce nœud entre tes poumons, qui t’oblige, telle une dictatrice, à restreindre, encore et toujours, de plus en plus, continuellement, ce que tu manges. Et tu penses que tu as le contrôle sur ta vie parce que tu sais compter les calories et les limiter alors qu’en fait c’est cette peur qui a le contrôle de ta vie dont tu as perdu le dessus. Tu es l’esclave de cette voix intérieure. Tu lui obéis mais t’affaiblis de plus en plus, comme une prisonnière affamée dans un caveau, les poignets ensanglantés attachés à un poteau de bois grugé par la pourriture. Tu te sens comme une enfant abandonnée dans une ville fourmillante, seule au monde. Et plus tu te sens seule, plus tu te réfugies dans le monde rassurant de celle qui te domine. Big Sister, apôtre du Big Brother de Georges Orwell, qui a baptisé son œuvre visionnaire de l’année de ta naissance. Signe du destin ? Rien n’arrive pour rien. Big Sister is Watching You. Tu as beau essayer de t’en sortir, elle te ramène toujours à l’ordre, et continuera, quoi que tu fasses. Tu ne peux qu’apprendre à vivre avec elle aussi bien que possible, à la charmer de temps en temps pour la convaincre que tu dois manger mais sans abuser, car l’aiguille de la balance lui est fidèle et ne lui mentira pas. Jamais.

16:31 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/06/2006

Mes résolutions

j'ai réfléchi. tout change. à partir de maintenant, j'accepte ma condition et tâche de vivre le mieux possible comme ça, plutôt que de passer mon temps à déprimer. c'est pourquoi je décide plusieurs choses :

1. Je fais mes activités préférées et toutes les choses que je me dis chaque jour que je vais faire et que je ne fais jamais plutôt que de m'abrutir devant mon ordinateur, autrefois simple meuble utile de temps à autre...

2. Je profite du beau temps et cesse de penser à la nourriture, aux calories, à contourner les invitations : je vis le moment présent et cesse d'angoisser constamment face à tout...

3. je commence à faire mes boîtes de bouquin et de vêtements d'hiver pour mon déménagement (et oui, j'habite au Québec où en hiver ça descend parfois à -30 ! alors vous pensez, avec nos étés à +30, on a de vraies garde-robes hétéroclytes !)

Voilà de belles résolutions, mais je suis super angoissée, je comprends plus rien, je pète les plombs, je passe mon temps à dire à mes proches "je suis paumée, je contrôle plus rien de ce qui m'arrive..." allez les filles, ça fait une heure et demie que je me nique les yeux devant mon écran, avec les calmants et la beuh qui m'abrutissent... je vais aller dormir.... j'espère.... gros bisous xxx

moi aussi je suis une rouquine, une vraie ! :) xxx

07:35 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

 

bonsoir inconnues, mes âmes soeurs, je ne vais pas super. je ne sais pas pourquoi, j'ai énormément mangé ce soir. j'ai essayé, très fort, d'en profiter. j'ai mangé un morceau de gâteau au chocolat, 4 ptis brownies, 4 grands biscuits aux pépites de chocolat... J'ai terriblement mal au ventre, je ne suis pas habituée à avoir tant dans mon ventre.

J'ai de nouveau fumé un pêtard et avalé un calmant. Impossible de profiter de cette bouffe, la culpabilité me gagne et l'angoisse monte dès la première bouchée. Alors, avec la petite nana en moi, mes mains, ma bouche, mes dents, mon ventre, ensemble on essaie d'en profiter. Mais il y a une connasse en moi qui ne veut que me voir m'enfoncer. m'enfoncer, maigrir, toujours maigrir, toujours plus mince, toujours, jeûner... pourquoi ce soir ai-je essayé d'en profiter ? ce n'est pas fait pour moi ça...

je ne m'en sortirai pas...je n'arrive plus à y croire. J'ai passé l'aprèsm avec ma maman, on a parlé de la clinique où je vais aller mercredi, une clinique spécialisée. On a souri, on a ri, je lui ai dit que j'allais avoir la frousse, mais que c'était bien, que malgré la trouille qui m'habite, j'allais finir par m'en sortir. Et puis des moments de silence, elle qui me regarde, émue, hésitante, trop habituée à se faire rabrouer ses espoirs que je fasse en sorte de m'en sortir. Et puis, moi, qui rompt le silence en disant, nostalgique : "Comment ai-je pu en arriver là ?"..."Maman, c'est la chose la plus douloureuse que j'ai vécue" Et oui, c'est pire que ma dépression nerveuse il y a six ans, pire que l'auto-mutilation du passé qui a marqué mes bras de cicatrices pour toujours visibles, et oui, c'est pire que la peine d'amour, elle-même terrible croyez-moi, quand on a vraiment aimé.

07:23 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

il s'en est passé des choses...

voilà bien des jours, en fait à peine 48h, que je n'ai pas posté. c'est que je dors si peu que j'ai l'impression que les journées sont tellement longues. en plus il s'est passé tellement de choses depuis dimanche matin...

Hier, après avoir essuyé mes pleurs du matin, je suis allée chez ma meilleure amie qui vient de déménager dans un super appart en plein centre ville, avec une immense terrasse incroyable. Après me l'avoir fait visité, on a pris un pti café et fumé des clopes. Et puis je suis partie voir la fameuse expo au musée, des pièces d'art africain de toute beauté (d'ailleurs est-ce que quelqu'un pourrait me dire comment on fait pour réduire le poids des photos ? je pourrais ainsi vous en mettre de l'expo et consorts...). J'ai adoré, c'était une sélection magnifique. Ça m'a fait du bien de me faire une petite expo, je n'ai encore jamais parlé de mon amour pour l'art, et particulièrement l'art africain. Après l'expo, je suis allée aider ma meilleure amie à déménager ses derniers trucs (appelons-la P). On a bien rigolé, même si c'était super encombrant, lourd et compliqué. Puis, on a filé vers Ikea : j'adore ikea ! Comme je déménage moi-même le 1er juillet dans un appart incroyable, j'ai fait du repérage. J'ai l'intention de faire de mon nouvel appart un petit lieu de paradis super confortable, moins encombré et bordélique que celui que j'habite pour le moment. Dans la section salle de bain, on est passé devant un paquet de balances à 10 $ (= 8 euros environ) et là j'ai été prise d'un gros stress, je voulais en acheter une et en même temps je me trouvais ridicule d'aller chez Ikea et de n'acheter qu'une putain de balance. J'ai difficilement caché mon stress à P, elle a bien remarqué mais n'a rien dit, elle est tellement géniale qu'elle a la discrétion de ne parler de mes TCA que quand je choisis d'en parler.

Elle s'est achetée un paquet de trucs super pour son appart et on a passé le reste de la journée à aménager tout ça. J'ai mis deux heures pour lui monter un super meuble télé, contrairement à bien des gens j'adore monter des meubles ikea. En fait, pour le moment, tout ce qui est travaux manuels j'adore parce que ça me permet de penser à d'autres choses. J'ai réparé des brics et des brocs chez elle, armée d'un tournevis. Plus tard, son papa, sa belle mère et sa soeur sont venus prendre l'appéro, on a bien rigolé, c'était sympa. Je suis partie vers minuit, après avoir longuement parlé avec P (sa famille était partie). Elle m'a avoué se faire fréquemment vomir, elle avait bu et donc avait la jasette facile, mais ça m'a fait l'effet d'un poignard au coeur, j'ai eu comme l'impression que toutes les femmes traversent cela, que c'est inévitable, telle une fatalité. J'avais remarqué qu'elle avait perdu pas mal de poids, elle pèse maintenant 50 kilos pour 1m55 environ, elle est bien mince sans être maigre, contrairement à moi selon bien des gens (sauf moi bien sûr... ah la la... pathétique)...

Ensuite, quand je suis partie, je suis passée voir mes potes au café ouvert 24h où tout le monde traine tout le temps (genre on peut se pointer à n'importe quelle heure, il y a toujours 2-3 d'entre nous qui y sont, surtout depuis les vacances). Qu'est-ce qu'on a rigolé ! Ça m'a fait beaucoup de bien.

Vers 1h30 du mat, je suis enfin rentrée chez moi en faisant mille détours, je ne sais pas pourquoi, je conduisais partout dans la ville avec ma musique, je ne voulais pas me retrouver seule je pense. Mais je suis finalement rentrée et me suis rouler un pêtard. Mhhh. Mais c'est là que tout a dégringolé. Oupsss ! je dois m'arrêter ici parce que mon meilleur ami, J, vient de me lâcher un coup de fil et il passe me voir (quel amour, je l'adore c'est comme un frère). Alors je vous laisse là-dessus, c'est dommage parce que j'avais encore beaucoup de trucs que je voulais raconter. Merci pour tous les ptis comms, et aux filles qui voguent sur les blogs comme celui-ci pour trouver la recette magique pour perdre du poids : ne tombez pas là-dedans, moi je n'en peux plus, c'est probablement la chose la plus douloureuse que j'ai vécue...

GROS GROS BISOUS !!!

00:58 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/06/2006

Merci les filles !!

Avec vos nombreux conseils, j'essaie !

je commence à démystifier ce système de blogs... merci encore pour vos conseils !!

Pathétique.

Je me sens pathétique.

Hier soir, après avoir conduit mon copain à l’aéroport, je suis rentrée en vitesse en ville, chez mon meilleur ami. Il avait décidé de me changer les idées. Il a réussi. On a chanté toute la soirée. Il joue très bien à la guitare et nous avons chanté « Under the Bridge » des Red Hot Chili Peppers, et plusieurs autres chansons. En même temps, on a descendu deux bouteilles de vin. Je n’avais pas mangé. Quand on s’est mis debout après ces heures de chant et d’alcool, vers minuit, je titubais. Dans la rue, je suis tombée deux ou trois fois. C’était ridicule. Il a été adorable et m’a raccompagnée chez moi. Il m’a mise dans mon lit. Je suis tombée, morte, endormie. Et je me suis réveillée en larmes ce matin.

Il était 7 h 45, je crois ne jamais m’être levée si tôt un dimanche, sauf à l’époque où je travaillais. Je me suis mise à pleurer, à sangloter en repensant à mon état d’ivresse d’hier et en me rappelant que mon amour était parti. Encore 72 jours. Et moi, je sombre. Je ne fais que sombrer…

Il ne faut pas que je reste dans ce souk qu’est mon appartement. C’est le bordel monstre. Ça sent la veille vaisselle pas lavée. En une demie heure de nettoyage tout serait nickel mais je n’en ai pas envie. Je traine dans mes pantoufles avec ma grosse couverture autour de mon cou.

Je pense que je vais aller au musée. Il y a une expo d’art africain. Le musée ouvre dans une heure et demie. Je vais prendre la voiture (je ne suis pas certaine où elle est parquée…oufff) et aller voir la ville se réveiller depuis le belvédère. Et après je vais aller au musée. Voilà ce que je vais faire. Ça me fera du bien. J’ai des calories dans le corps (70 calories), donc j’ai de l’énergie.

Et puis, bien sûr, j’ai mon pti café !

20:01 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Petite ratée pro du blog ?

Après avoir, dans mes commentaires aux autres blogs, demandé aux filles comment faire pour changer la calligraphie et autres de mes "post", j'ai un peu démystifier la chose. Mais une question demeure : comment je fais pour diviser mes textes en paragraphes ? et comment je change la couleur, comment je mets des petits bonhommes jaunes sourire etc ? existe-t-il un site avec les codes de couleurs etc ? merci pour votre aide ! et gros bisous xxx

04:37 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

"C'est plus fort que moi"

C’est la phrase juste. C’est la seule qui soit applicable. La seule phrase qui résume l’état de mon âme : « C’est plus fort que moi ». Voilà. C’est plus fort que moi, c’est tout. C’est une force en moi, qui me dicte d’agir ainsi, qui me dit que je suis grosse, que je dois perdre encore du poids, que tous ces kilos sont de trop et que mon corps n’est beau que squelettique, j’aime voir mes côtes se dessiner sur mon torse. J’aime mes bras quand ils sont tout fins. J’aime mon visage amaigri. Je ne regrette pas le fait que « j’ai mes règles » ne fasse plus partie de mon vocabulaire. Ce sang qui coule une fois par mois, je ne connais plus. Les tampons ? ils pourrissent dans la salle de bain. Mes vêtements ? trop grands. Je m’en fous. Plus aucune de mes jupes ne me va bien. Je peux enlever mes pantalons sans les ouvrir. Mes soutiens-gorge sont trop grands, mes petits seins sont perdus dans l’immensité des bonnets. Ça m’est égal. Même que ça me plait. Je sais que j’ai repris du poids.

Devant l’ultimatum de mon copain, je n’ai plus eu le choix. Irritable, susceptible et « absente », mon comportement détruisait toute ambiance heureuse entre nous. Plus de rire, plus de joie. Des disputes. Que des disputes. Et puis mon « problème » qui « ne peut plus continuer ». Et puis mes parents. Qui m’ont parlé. Ils m’ont dit leur amour, leur inquiétude, leur désir que je sache simplement qu’ils sont là pour moi, pour m’aider, me soutenir. Et pour plaire, à mes parents, à mon copain, moi je me gave, comme une oie qu’on engraisse, en leur présence, j’essaie. J’essaie. Mais une fois seule, la culpabilité me ronge. Je me sens mal. Mal d’avoir mangé autant. Et mon copain sait comment me faire manger : il me fait fumer un énorme joint et va acheter des tartes aux pacanes, ou des brownies au chocolat. Et là je m’y mets. Et je mange, je mange, je mange. Je mange jusqu’à épuisement des stocks. La culpabilité lutte alors contre ce semblant de bonheur et triomphe. Et le lendemain, chaque fois je me dis « plus jamais ». Plus jamais je ne me gave comme ça. Il y a trois jours je pesais 45 kilos. Je dois en peser 47 maintenant, avec ces trois soirées de gavage impressionnant. Mais, demain, il s’en va et plus rien ne me poussera à faire des efforts. Car si je les faisais, c’était uniquement dans le but de sauver mon couple. Mais une fois parti, je n’aurai qu’à être joviale lorsqu’on se parlera au téléphone, je n’aurai qu’à lui écrire de beaux emails rassurants et je pourrai continuer en paix à perdre du poids.

Je me dégoûte. Je n’ai même pas le courage d’aller me doucher, m’habiller, me faire belle. Je ne veux pas voir mon corps nu, il me donne envie de gerber. Je le regarde et je veux qu’il fonde, je ne veux que la peau et les os, tout le gras me fait tressaillir. Je le hais, ce corps trop gros.J’ai des rêves, il ne faut pas croire que je ne vise qu’à perdre du poids. Ça, c’est ma préoccupation principale, mon obsession que je chéris : à quoi bon haïr cette obsession que je ne peux sortir de moi ? mieux vaut apprendre à vivre avec elle, à la couver et à en satisfaire les désirs.

J’ai des rêves. Je suis une idéaliste, j’ai envie de changer le monde. J’ai envie de bouleverser les rapports de force, j’ai envie de réformer le monde. Je rêve d’égalité et de respect, je rêve de bonheur sur terre et de paix. Cliché ? je m’en fous. Car je mets les moyens en place pour y parvenir. Suffit de survivre pour le faire. Le bonheur du monde, oui. Le mien, impossible. Comment puis-je être aussi convaincue de ma capacité à changer le monde sans croire pouvoir m’en sortir ? je ne sais pas.

Lui, il part. Il rentre chez lui. Au Maroc. 73 jours. Il voit ça comme un bain de bonheur, des retrouvailles avec sa famille, une cure de désintox de sa vie malsaine. Il veut arrêter la coke, la beuh, l’alcool. Il veut prier. Il veut se retrouver. Il veut faire le vide. Faire le vide et le plein de choses positives. Il dit qu’il est tendu comme une corde de guitare. Je lui réponds que je n’ai plus de cordes sur la mienne et que je ne sais plus en jouer. Lui au moins il lui reste des cordes, il n’a qu’à accorder sa guitare pour réapprendre à vivre plus sainement, à être bien dans sa peau. Et c’est ce qu’il compte faire. Il veut y arriver. Il dit qu’il va y arriver. Et il va y arriver. Et moi je l’écoute et j’ai envie de pleurer.

Parce que moi je ne sais pas penser comme lui. Et je voudrais tant. Mais comment ? Guérir c’est accepter de peser plus. Guérir c’est aussi grossir. Or, grossir est ma peur la plus grande, la plus angoissante, la plus terrifiante. Je ne peux que refuser de grossir, donc de guérir. Manger comme tout le monde ? manger des grosses assiettes de poisson, de viande, de pâtes, de légumes, impossible. Ne pas savoir la quantité de calories qu’on ingurgite en vidant son assiette ? impossible à gérer. Sauf, bien sûr, quand je suis complètement stone.Passer mes journées stone ? ce n’est pas une alternative. Ce ne serait que créer un problème supplémentaire. Non, ça je ne veux pas.

D’ailleurs je pense profiter de son départ pour arrêter la beuh, ce sera d’autant plus simple de maigrir. Quand je ne suis pas stone, je ne mange presque rien. Ce n’est même pas un effort… Car c’est ce que je veux à tout prix : maigrir !

Je pense sincèrement qu’avec 43 kilos je serai bien dans ma peau. Je n’aurai plus tout ce gras superflu et ces poignées de gras. Je serai légère, comme une petite fée. Et je pourrai aller m’acheter des petites jupes adorables, des mini-shorts, des petits tops, et me promener fièrement en les portant. Et non en me cachant du regard des autres, honteuse de mes grosses fesses et de mes cuisses débordantes. Malgré tout, je n’y crois pas. Je ne sais pas. À 45 kilos, je me trouvais encore grosse. Là je ne sais pas combien je pèse, je disais plus haut que ça devait être près de 47. Et le résultat ? là je suis vraiment pas bien.

Mon corps me hante. Je me regarde dans la glace et je suis gênée. Gênée de ne pas avoir tenu bon, d’avoir eu envie de m’en sortir en remangeant normalement. Car si ça me fait du bien de voir les gens qui m’aiment heureux de me voir manger plus, dès que je me retrouve seule, seule avec ma digestion, seule avec mes cuisses graisseuses et mon ventre débordant, l’angoisse est si forte que le bien-être ressenti face à mon entourage s’éclipse rapidement. Et c’est plus dur à gérer que le simple fait de ne manger que très peu et de maigrir beaucoup. 73 jours loin de mon amour.

Hier, on a fait une nuit blanche. On a parlé jusqu’à l’aube. À un moment, il s’est mis à regretter de ne jamais avoir pu ou dû me draguer. Car entre nous les choses se sont faites toutes seules, on a pas eu besoin de faire entrer le jeu de la séduction. On s’est aimés dès le premier regard, c’est comme si en se voyant, on avait toujours su qu’on était faits l’un pour l’autre. Et puis je lui ai dit, « Tu sais, si cet été je n’ai pas beaucoup de tes nouvelles, tu devras sans doute me séduire à ton retour, me reconquérir, et là tu pourras faire entrer le jeu de la séduction entre nous. » Surpris, il m’a dit : « Tu veux dire qu’on ne sera plus ensemble, qu’on vivra chacun nos trucs et que tout sera à refaire ? » Je lui ai dit non, « Non mais je me connais, je me serai mise des barrières pour me protéger de la douleur de ne pas t’avoir à mes côtés, surtout si je n’ai pas beaucoup de nouvelles… » Et là, une fois de plus, sa réponse m’a impressionnée, tant j’ai à mes côtés un être lucide et profondément mature. Il m’a dit « Ma chérie je dois vivre. Je suis d’abord un individu, tu ne peux pas me demander ça, tu ne peux pas. » Doucement, il a prononcé ces mots. Et puis il s’est levé et est allé se chercher de la coke. Il est revenu. Il m’a demandé de quoi on parlait. J’ai dit « Ce n’est pas important que toi tu te souviennes de ce que tu m’as dit. Ce qui compte c’est que moi, je m’en souvienne. » Il avait raison.

C’est comme ça que je veux vivre ces 73 jours, sans essayer de contrôler quoi que ce soit. Il part, c’est tout. Il m’aime. Je l’aime. C’est tout. Maintenant, savoir si je lui parlerai une fois par semaine, une fois tous les trois jours ou pas du tout, c’est du superflu. Et puis, comme il me l’a dit un jour, « Arrête de vouloir toujours tout contrôler. » Ok. Je lâche prise. Je laisser aller. On verra bien.

S’il y a bien une chose que je ne peux pas contrôler, c’est la douleur que je ressens à l’idée qu’il parte. Quelque part je sais bien qu’il est entièrement responsable de la stabilisation de mon poids alors que celui-ci ne faisait que chuter quand il n’avait pas autant de place dans mon quotidien. Alors j’ai peur. Peur de me rendre à un point de non retour, peur de trop perdre. Car je suis très lucide face aux enjeux de mon « problème », je sais très bien que je peux en mourir, je sais très bien que je peux bousiller mon corps, je sais très bien que je pourrais risquer de ne jamais avoir d’enfants. Je sais tout ça. Et c’est pourquoi, même si je le déteste chaque jour de me faire manger autant, je le remercie tout au fond de mon être, un tout petit peu, d’agir ainsi, de me nourrir. Mais une fois parti, je n’ai plus aucune raison de le faire.

Car mon comportement irritable n’atteindra plus personne, je m’isolerai davantage, j’aime tellement être seule. Seule. Solitude. J’adore. Ne parler à personne, être seule avec mes pensées, ne m’occuper que de ma mission essentielle : maigrir. Et puis, accessoirement, lire. Lire. Lire car j’ai bien compris que c’est en lisant qu’on s’éduque, qu’on apprend, qu’on évolue, qu’on avance, qu’on se cultive. Alors je m’emploie activement à ça, la lecture. Et puis la couture. Coudre. Des sacs. Créer. Tirer profit de mon imagination en créant des choses tangibles. Et puis travailler. Tout l’été, je vais travailler. Faire de l’argent, beaucoup d’argent. Et déménager. Aménager mon nouveau chez moi, le décorer, le rendre le plus confortable et agréable possible. Prendre des bains. Câliner mes chats. C’est tout. Rien d’autre.

Tout ça, c’est moi avec moi. Je n’en ai rien à foutre des amis. Ils sont là. Mais surtout, ne pas les laisser trop entrer dans ma bulle, ils ne veulent que me faire parler de mon « problème » et me montrer qu’ils sont là. Mais ils ne comprennent rien, personne ne comprend. Je ne peux pas régler ce problème, c’est au-dessus de mes forces. C’est trop. Trop. Trop de kilos. Trop d’efforts.

Après notre nuit blanche à parler, mon copain m’a fait l’amour comme un dieu, à deux reprises. J’ai réussi à en profiter, à me concentrer sur ce plaisir qu’il me donnait. En me faisant l’amour, il m’a soufflé des « je t’aime » venus tout droit de son cœur et qui ont réchauffé le mien. Il existe une règle non écrite entre nous : alors que bien des couples vivent au rythme des « je t’aime » combinés aux « Moi aussi », cette réplique nous est étrangère. On ne se dit jamais « je t’aime » pour se le faire dire aussi, on n’ouvre jamais notre cœur dans le but que l’autre le fasse aussi. Quand le cœur parle, il parle pour être entendu, pas pour être rassuré ou dans le but de vérifier les sentiments de l’autre. C’est beau. J’adore ça. Parfois, toutefois, on vit des moments tellement forts, où nos cœurs sont en union, en communion, appelez ça comme vous voulez, mais ces moments-là sont tellement profonds et intenses qu’alors on se dit parfois « je t’aime » « moi aussi ». Et ça vient du cœur, on a besoin de l’exprimer. Pour faire un parallèle des plus dégoûtants, se dire « je t’aime », pour nous, intervient quand on le sent tellement fort qu’on ne peut plus le retenir, tel un gros pêt qui doit sortir, ou un énorme rot qui soulage l’estomac. Je souris. C’est déjà ça. Je parle de l’amour comme d’une flatulence. C’est joli.

01:12 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/06/2006

À mon Amour...

Dans ce "post", j'ai envie de m'adresser à celui que j'aime, N. Je veux écrire sur cette page tout ce que j'aimerais lui dire mais dont je ne suis pas capable. Je me lève ce matin, convaincue que je suis en train de peu à peu te perdre. Et j'ai peur. J'ai peur car je me sens enfermée dans un corps qui n'est plus vraiment le mien, je me sens prisonnière des volontés d'une autre, que je regarde agir comme quelqu'un d'extérieur à elle et que je n'aime pas. Je n'aime pas celle que je suis devenue. Celle qui te ment sur ce qu'elle mange, celle qui s'entête à ne pas s'en sortir malgré toutes tes belles attentions, celle qui devient irritable et impatiente, voire intolérante. Et je me rends bien compte que bientôt tu ne verras plus la petite Nana au fond de moi, la vraie, celle qui est enfermée dans cette maladie mais qui y a fait son nid, vaut mieux être mal installée que sans toit. Car ma maladie est mon toit, je m'y réfugie peut-être parce que la vie me fait trop peur. Je ne sais pas. Mais toi, élu de mon coeur, je n'ai même plus la volonté de te retenir si tu me quittes, je ne me sens même pas capable de m'en sortir pour sauver notre couple. Car si la maladie me rend désagréable, irritable et autres, elle a aussi pour effet de durcir mon coeur, de me lancer des "de toute façon je m'en fous, je les emmerde tous", phrases fatalistes qui sont enregistrées comme des vérités indiscutables. Car mon coeur de pierre s'en fout de plus en plus de tous ceux qui m'entourent, tous ceux qui se dressent en obstacle au développement et à la survie de ma maladie peuvent disparaître : ce sera d'autant plus facile de rester sous mon "toit". Et tu pars, de toute façon tu pars. Dans quatre jours je te dirai aurevoir pour 2 mois et demi. J'espère que tu partiras toujours amoureux et sûr de nous, même si chaque jour je pose des gestes qui doivent sans doute te freiner dans tes élans amoureux. Quatre jours : j'ai quatre jours pour sauver ce qu'il reste afin que tu emportes dans ton coeur un doux souvenir de ta belle, que tu le nourrisses et le chérisses pendant ton voyage et que tu reviennes à mes côtés, toujours épris de moi. Et moi ? moi, en attendant, je vais faire mon petit bout de chemin toute seule. Je te répète sans cesse depuis que je te connais que pendant ton absence je me soignerai. Mais j'en suis très peu convaincue. Je ne sais pas dans quel état tu me trouveras à ton retour, avec 7 kilos en moins ou 7 kilos en plus ? je ne sais pas. Serai-je déjà dans l'au-delà ? je ne sais pas. Vais-je continuer jusqu'à en mourir ? non. je ne crois pas. je ne sais pas. mais je ne veux pas. Mais tu es la seule chose dans ma vie qui me donne envie d'encore sourire, d'encore jouer à la Nana enjouée et énergique d'avant. Tu me donnes des ailes, en soufflant un vent de légerté sur ma vie. Le bonheur est là, Nana, juste devant toi. Pourquoi ne le saisis-tu pas ? Parce que c'est plus fort que moi. Je ne peux pas. Peux du verbe pouvoir, avoir le pouvoir de faire quelque chose, ça demande de la force. Or, je n'en ai plus. Je suis désolée, mon coeur, je renonce. Et j'espère que je ne te perdrai pas. Mais si je dois te perdre, je l'accepterai. Car je sais bien que je suis en train de tout détruire autour de moi. Si tu dois prendre la porte pour vivre heureux, si tu dois t'éloigner de ce gratin de souffrance que je suis pour mieux vivre, alors fais-le. Je ne te retiendrai pas. non. Je comprendrai car même moi, je n'en peux plus de porter le poids de cette souffrance affolante mais si rassurante à la fois : quand on a rien d'autre que la souffrance, on s'y accroche. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, N.

18:14 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

vais-je en sortir un jour ?

Aujourd'hui mes parents rencontrent une nouvelle fois la psychiatre. Elle va leur faire part de son 'diagnostic' alors que je me suis évertuée dimanche dernier à les convaincre que 'tout allait bien'. Elle va tout gâcher, les convaincre que j'ai un 'problème' et ils vont une nouvelle fois plonger dans me vie personnelle et se mêler de ce qui ne les regarde pas. "Mais c'est parce que nous t'aimons ma chérie, nous nous inquiétons pour toi..." "Ce n'est pas une tentative de s'immiscer dans tes histoires personnelles, ma chérie, c'est simplement que nous avons besoin d'être rassurés." Rassurés ? j'ai saisi l'occasion au vol et sorti tous les arguments, toutes les preuves que vraiment, mais vraiment, ne vous en faites pas, tout va bien. Tout va bien ? non. Rien ne va plus. Je suis dans ce cercle vicieux, je ne peux plus rien y faire. Carnet alimentaire de la veille ? pourquoi vous faire l'énumération de ce que j'ai mangé alors que seules 300 calories ont pénétré mon corps. Et aujourd'hui ? ça risque de ressembler à ça, comme tous les jours. Et physiquement, je n'en peux plus. Je n'en peux plus de ces douleurs musculaires, aux os, de ces faiblesses, de cette mémoire qui flanche et de mon irritabilité. Je n'en peux plus d'être parfois là sans être là, trop occupée dans ma tête à calculer et re-calculer les calories absorbées. Et puis, d'un autre côté, j'ai bien conscience que je ne peux plus rien faire, que ma simple volonté ne peut plus suffire à sortir de ce mode de vie. Mais pourquoi suis-je tombée là-dedans ? je commence à mieux le comprendre, grâce aux séances chez mon psy (pas le même que celle que mes parents m'ont envoyée voir qui, elle, est une psychiatre qui adoooore les diagnostics. À vous Madame je demande, qu'est-ce qui est le plus important ? de nommer ce qu'est ma souffrance ou de la soigner ?). Je commence à réaliser des choses qui viennent de très loin, des choses dans ma vie qui m'ont affectée beaucoup plus que je ne le pensais. Mon père. Cet homme à la carrière professionnelle si prestigieuse, cet homme reconnu de tous comme un "grand". Cet homme dont la notoriété est immense, cet homme admiré et idolâtré par certains novices. Mon père. Je m'adresse à toi papa. Tu sais combien la pression que tu m'as toujours mise, inconsciemment sans doute, et bien cette pression je ne sais plus la porter ? je pense que je n'ai jamais su la supporter. Tu parles de moi devant les gens comme d'une future "grande", comme toi. Tu projettes sur ta fille tes rêves de performance, de grandeur, d'excellence. Pour toi, je ne pourrais pas être une simple couturière, je devrais être Jean Paul Gauthier II. Pour toi, je ne pourrais pas être une simple avocate, je devrais être une juge à la Haye. Pour toi, je ne pourrais pas simplement vivre. VIVRE. vivre ma vie. Non. Tu affirmes me connaître par coeur alors que quand tu parles de moi avec autant d'éloges, tu ne fais que rajouter à la pression que je subis depuis presque 22 ans. Papa je t'en veux. Mais tu ne te rends pas compte. Puis-je alors vraiment t'en vouloir ? T'en vouloir de ne pas savoir comment m'aimer ? Tu as souffert d'un père absent et tu as voulu faire autrement avec tes enfants. Mais cet autrement s'est soldé en un véritable calvaire pour moi. À force de me faire miroiter tes grands projets pour moi, j'ai grandi avec l'idée que je devais toujours être à la hauteur de tes attentes. Je me suis sentie comme si ça ne suffisait jamais, ce n'était jamais assez. Tu m'aimes mal, Papa. Tu me regardes et c'est ta fierté que tu vois. Tu me regardes et dans tes yeux se reflète le narcissisme d'un père qui aime l'image qu'il s'est conçue de sa fille sans jamais la regarder telle qu'elle est. Non. Ta fille doit être comme toi : la meilleure. Mais moi je n'ai pas envie de ça. Moi j'ai envie de faire mon petit bout de chemin sur cette terre à ma façon, et non selon la tienne. Papa tu ne m'aimes pas. Tu aimes ce que tu projettes sur moi.

17:57 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/06/2006

Elle est de retour !

Salut les filles ! 18 h 34 : ma meilleure amie est revenue de vacances ! je ne l'ai pas vue depuis plus d'un mois. son appart est à 3 min à vélo du mien et je vais aller prendre un verre chez elle ! j'espère qu'elle ne dira rien au sujet de ma perte de poids ! je me suis bien habillée pour que rien ne paraisse, deux pulls bien amples. mais pour les jambes je peux difficilement les cacher. enfin, bref, je suis super contente de la voir. J'ai encore très mal au ventre. Aujourd'hui je n'ai pris qu'un cappuccino et deux yaourts 0% (= 95 cal en tout pour yaourts). C'est dingue à quel point mon corps ne réclame plus de bouffe, je ne ressens plus la faim. je jubile ! bisous je suis en retard !

00:35 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/06/2006

il pleut...

bonjour à toutes !il pleut, il fait froid. j'ai froid. j'ai mal au ventre. ma chatte est couchée à ma gauche, la chat de mon copain à ma droite. ils sont mignons. ils ronronnent. je ne leur accorde aucune attention. mon appart est lamentable. sale, en désordre. j'ai envie de ranger. j'arrive pas. j'ai bu un cappucchino ce matin. je digère pas. j'ai mal au ventre. je suis constipée depuis plus d'une semaine. les laxatifs ne m'aident pas. j'ai la nausée. ce matin en rentrant de chez mon copain, j'ai trouvé dans ma boite aux lettres une enveloppe de ma mère : dedans, un bouquin. "Comment guérir de l'anorexie mentale". je l'avais déjà. Dans ma boite mail, un courriel de ma mère qui me parle du livre. je lui ai simplement répondu "je l'avais déjà, ce bouquin". je ne le lis pas. je m'en fous. S'en sortir ? trop dur. Guérir ? comment ? impossible. je m'en fous. je finirai pas crever. je m'en fous. Mes parents harcèlent mon portable. Mes amis s'inquiètent. Ma mère veut que j'aille à l'hôpital. Je n'irai pas. Je veux tenir. Tenir avec ce rythme de vie. Le chat réclame des câlins. ma chatte est habituée à ne plus en recevoir. Je ne fais que passer des heures sur les blogs comme le mien et je lis, lis, lis et découvre que nous commes des centaines, voire des milliers, à vivre avec cette dictatrice en nous. La plus grande menace pour l'Homme est l'Homme, la plus grande menace pour moi c'est moi. Je suis ma pire ennemie, je suis capable de me détruire toute seule. Pas besoin de guerre ou de bombe nucléaire, je me détruis seule. Mon portable ne cesse de sonner, il est 14h19. C'est sans doute E, elle voulait qu'on aille prendre un café. Pas le courage. Pas envie. Ou alors c'est P, qui est partie un mois en vacances et revient aujourd'hui. Pas le courage de la voir, elle va remarquer que j'ai perdu 5 kg depuis son départ. J'ai mal au ventre. J'ai plus envie d'essayer de guérir. Juste de perdre, perdre, perdre des kilos jusqu'à ce que je disparaisse. C'est tout. Mon frère, parti pour quatre mois, si seulement il était là. J'ai mal au ventre. Je vais aller voir ces appels en absence, puis je vais m'allonger. Faudrait que je change la litière des chats, ça pue. Et que je fasse la vaisselle, c'est dégueu. Et que je balaie l'appart, c'est poussiéreux. Mais surtout, surtout, m'allonger, ne penser à rien, dormir. Marre des insomnies, marre des cauchemars de bouffe, marre, marre, marre. Celles qui viennent ici pour savoir comment perdre du poids allez vous faire foutre, l'anorexie c'est la pire maladie qu'on puisse avoir. Aujourd'hui j'affirme que c'est INCURABLE. je vous emmerde celles qui essaient de devenir ano...

20:21 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

relecture...

je viens de relire un peu mon blog... dire qu'il n'y a encore pas si longtemps je mangeais jusqu'à 400 cal. je me fais peur. aujourd'hui j'ai mangé pour 120 calories. et il est 19h30. meeeeeerde je n'ai toujours pas pris ma douche bon je me grouille je vais aller laver mon gros corps répugnant. gros bisous xxx

01:25 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

maigreur je ne peux plus renoncer à toi

et si un jour je ne pouvais plus avoir d'enfants ? je trouille.

01:19 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

merci à cette inconnue

bonjour à toutes......... j'avais aujourd'hui un magnifique commentaire sur mon blog, d'une ancienne anorexique. je souhaite la remercier : je suis un peu nulle sur skyblog alors je ne sais pas comment la retrouver, mais son message m'a fait chaud au coeur. dans ma petite prison nommée anorexie par les spécialistes, sortir m'apparaît effrayant. Ça me fait penser à un magnifique film américain que j'ai vu avec des types en prison. Et puis il y en a un ça fait genre 15 ou 20 ans qu'il est dans la prison, et il a peur de sortir alors que sa peine vient à terme. Il se suicide en sortant, tellement il ne sait plus comment gérer la vie normale. c'est un peu comme ça que je me sens. Le monde normal, la bouffe normale, les repas normaux, manger en profitant, manger des portions normales, tout cela me semble inatteignable. au début de ce blog je me sentais pro-ana, je me disais qu'après tout, pas besoin de manger autant. maintenant je vois que je me détruis mais je persiste à vouloir maigrir. j'en suis à presque 44 kg, ça commence à me faire peur. en même temps, la petite dictatrice a tellement de pouvoir que je ne sais pas m'arrêter. je mange de moins en moins, même avec les joints je ne me fais plus de trip de bouffe. Une fille d'un autre blog m'a écrit de ne pas chier ma relation amoureuse : elle, elle a perdu son copain à cause de son état. moi je suis en train de perdre le mien : un gars fantastique que j'aime de tout mon coeur, qui me parle comme si j'étais la reine des reines et qui est aux petits oignons avec moi. mais j'ai compris aujourd'hui qu'il n'en peut plus, de me voir ainsi fatiguée et déprimée. Alors, en larmes, j'ai appelé un centre qui soigne les filles comme moi et j'ai parlé à une psy. Elle m'a convaincue de prendre un rdv mais, lorsqu'elle m'a mise en attente, j'ai raccroché. Et c'est toujours comme ça, je ne peux pas m'empêcher, dès que je tends la main pour trouver de l'aide, je m'évade soudainement, je renonce brutalement. Jétais chez ma mère plus tôt dans l'après midi et je lui ai dit maman est-ce que tu peux me conduire maintenant, tout de suite, quelque part où je serai comprise et où on va m'Aider. et puis brutalement, subitement, j'ai tout laissé tombé, j'ai pris mon vélo et je suis partie chez mon meilleur ami pleurer un bon coup. il est génial mon meilleur ami. il me force à voir la réalité en face et essaie de déstructurer la logique illogique qui est devenue ma routine, mon cercle vicieux, mon cul de sac. Mais malgré tout ça, je ne vois pas comment je pourrai m'en sortir, c'est ancré en moi, la petite dictatrice s'est bel et bien installée. voilà, sur ce je vous laisse, je dois me doucher et me trouver un truc à mettre qui ne tombe pas à mes pieds dès que je l'enfile, c'est de plus en plus dur ça. c'est l'annif d'un pote donc comme d'hab, je vais me pêter jusqu'à en être amnésique demain matin. xxx Nana

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02/06/2006

désespéréeeee

Comment faire pour vivre bien ? Que dois-je faire pour sortir de ce cercle vicieux ? Comment dois-je faire pour que les calories qui entrent dans mon corps ne soient plus ma préoccupation principale ? il n’y a rien à faire, rien tant que je n’ai pas la volonté. Car, bien que je souffre sérieusement d’un mal être qui me dégoûte de la vie, bien que je sois vraiment mal dans ma peau, je ne veux pas arrêter de contrôler ce que je mange. Et de maigrir. Avec 45 kg, je me trouve encore grosse. Je veux être plus mince. Je suis tellement pas bien. Je ne sais plus quoi faire. Je me rends compte que ça m’empêche de profiter de la vie mais quand je m’imagine reprenant du poids, ça ça me semble encore pire que tout le reste. Alors je m’obstine, je continue. Surtout ne pas trop manger, surtout rien de gras, recracher le plus possible ce que je mets dans ma bouche. Éviter les questions des gens trop curieux devant ma minceur (quelle minceur ? ils sont seulement jaloux car moi je me trouve encore trop grosse). Mentir, mentir, mentir ; oui oui j’ai déjà mangé. Oh je n’ai vraiment pas faim, j’ai déjeuné tard. Merci mais je suis végétarienne. Bla bla bla, en plus de mentir aux autres je détruits mon corps. Parfois une petite voix en moi me dit : allez va à l’hôpital ! va te faire soigner ! mais je ne le fais jamais. Pourtant mon corps m’effraie parfois, ma capacité de concentration est vraiment atteinte. J’ai des poils partout. Mais je suis grosse alors je dois continuer, je n’ai pas le choix. Je voudrais peser 43 ou 44 kg, je ne suis plus très loin de cet objectif après tout… mais je me sens tellement seule, j’aimerais tellement connaître des filles qui vivent la même chose : des filles auxquelles on dit mademoiselle vous êtes anorexique mais qui décident de s’entêter, parce qu’au fond de moi je sais bien que je n’ai que ça, mon anorexie. Que je ne sais que répondre à la petite dictatrice en moi, à ces ordres et exigences : ne mange pas ! ne mange pas autant ! vérifie les calories qu’il y a là-dedans ! attention tu es déjà à 150 calories aujourd’hui ! c’est tout ce que je sais contrôler, dans ma vie de merde. J’ai la haine contre mes parents alors que je ne vis même plus avec eux. Mais c’est beaucoup plus compliqué que ça. Je souffre, je ne sais pas comment m’expliquer. Je suis simplement pas bien. J’ai envie de le crier, de le hurler : ça va pas ! mais qu’est-ce qui ne va pas ? tout, rien, tout, rien, je ne sais plus. Peut-être le dégoût de vivre, peut-être simplement cette envie de disparaître, de jeûner jusqu’à en crever, pour que la douleur qui m’habite disparaisse avec l’envolée de mon âme vers le ciel…

01:58 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/05/2006

vite fait !

bilan de la journée : étant donné que je me sens vraiment obèse j'y suis allé super restrictivement : ce matin, deux blancs d'oeufs (40 cal) et une demi tranche de pain (50-60 cal) et ce soir : deux blancs d'oeufs (40cal) et un peu d'oignons avec de la sauce soja (une c. à thé) avec une galette de riz : je suis même pas à deux cents calories ! je me sens pathétique. mais je n'arrive pas à m'arrêter. plus le temps passe et plus je me sens grosse. je me sens en détresse. je ne peux pas écrire plus longtemps, je suis assise à mon bureau dans mon salon et mon chéri regarde la télé à quelques mètres... mais je n'en peux plus de cette vie, même si je ne parviens pas à en décrocher !!! xxx

03:55 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/05/2006

29 mai

salut mesdemoiselles !45 kg -- je ne bouge pas ! merde alors, je veux descendre sous les 45 kg car j'ai encore des groooosses cuisses dégueulasses. Mais mon mec s'est mis en tête de me faire manger. ah la la. mais je comprends vraiment bien sa stratégie. il sait très bien que le seul moyen de me faire manger normalement est de me faire fumer (un joint). Alors il roule un pti pêtard et moi bien sûr, en vraie tox (je fume tous les jours), j'accepte. Et parfois, il fait genre " oh j'ai faim " et se fait un truc à manger délicieux qu'il mange devant moi en me proposant des bouchées appétissantes toutes les dix secondes. Ah bien sûr moi je ne résiste pas. Mais alors hier soir... catastrophe. j'ai tellement mangé ! j'en avais des douleurs terribles. Je ne me fais que très rarement vomir car je suis vraiment bonne pour résister à la bouffe. Mais il arrive de temps à autre, comme hier, que je craque. On a mangé tellement de tartines au miel, de chips, de muffins au chocolat. C'était terrible. Mon ventre en a terriblement souffert. Alors cette semaine je ressers la vis. Mais ce qui est pénible, je suis ici un peu gênée, c'est ma constipation. Il paraît que c'est normal selon la #$%?* de psychiatre qui me "suit". Enfin, je pense prendre des laxatifs aujourd'hui car ça fait 4 jours que je n'ai pas...bon, passons. Ce matin j'ai mangé deux blancs d'oeufs (40 cal en tout) et une demi tranche de pain (40-50 cal ? je ne connaissais pas la teneur en calories de ce pain-là). Je regarde des belles images de mannequins sveltes et ça me motive, ainsi que lire tous vos blogs. Gros bisous ! xxx

19:06 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2006

25 mai

bonjour mesdemoiselles ! carnet alimentaire :1 carré aux dattes au nombre de calories inconnu mais sans doute beaucoup trop gras genre 1000 calories + une galette de riz 35 cal + un café au lait frappé sans sucre bien sûrj'ai la tête qui tourne. Je suis devenue extrêmement frileuse. Ma pilosité est impressionnante. Ma mémoire flanche. J'ai mal aux os. Et pourtant, je continue ce régime drastique car sinon, je serai grosse. Je suis parfaitement lucide du mal que je fais à mon corps mais c'est plus fort que moi. Je sais exactement toutes les ressources qui m'entourent et peuvent m'aider. Mais je refuse. Ma volonté de maigrir, maigrir, maigrir est plus forte que moi. Et ça me rend plus agressive, moins tolérante, je me referme. Et avec mon copain c'est le bordel. Bref, ce soir je m'adresse à toutes celles qui rêvent de vivre comme ça, de devenir super mince, de correspondre à cette image d'idéal de corps léger et quasi squelettique. Je vous dit : une fois que vous entrez là dedans, c'est super dur de s'en sortir : la volonté n'y est plus, cela apparaît comme étant beaucoup trop difficile. Moi je ne sais pas où je me rendrai avec toute cette histoire, mais croyez-moi, je suis parfaitement consciente qu'à moyen terme ou long terme, je pourrais finir par en crever. Je ne parle pas comme ça tous les jours et généralement c'est quand j'ai fumé trop de pêtards ou bu comme une alcolo que j'arrive à être lucide face à mon problème. Parce que généralement, je vis une euphorie grandissante devant mon corps maigrissant. Mais à toutes celles qui n'ont pas plongé, je vous dit une seule chose : ne tombez pas là-dedans. Ce soir je me sens condamnée à vivre avec ça. Ce soir ça me fait profondément souffrir d'agir ainsi. Ce soir je n'en peux plus. Mais je sais bien que dans une heure ou demain matin, je reproduirai le même comportement restrictif au niveau de mon alimentation. Je suis coincée dans ce cercle vicieux. Je ne le souhaite à personne... gros bisous xxxxxx

01:07 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/05/2006

24 mai

Ce matin je me suis réveillée chez mon copain : on s'est faits réveillés par des inspecteurs de son immeuble qui devaient trouer les murs à cause d'une invasion de fourmis. C'était péniiiible. Il fait enfin beau dans ma ville, qu'est-ce que ça fait du bien. J'ai cours dans 1h15 donc je réécrirai plus longuement ce soir.Total des calories jusqu'à présent :2 blancs d'oeufs et une tranche de pain (2x20 + 60) = 100 cal -1 blanc d'oeuf et une soupe sachet (20 + 50) = 70 cal -Total = 170 cal !!!il ne faut surtout pas que j'excède 400 cal aujourd'hui !!!hier j'ai tapé le 500 cal facile !ah la la !à plus mesdemoiselles, surtout n'hésitez pas à m'écrire nana_toujours@hotmail.com19 h 40il fait tellement beau, tout le monde est sur les terrasses. J'ai enfin réussi à m'acheter un jeans après avoir écumer plusieurs boutiques : tout était systématiquement trop grand ! Ce qui me hante c'est de continuer à me trouver grosse malgré le fait que je sois obligée de prendre les jeans les plus petits. Comment les gens me voient-ils ? Moi je me trouve limite obèse, j'ai l'impression d'avoir pris tellement de poids.C'est pourquoi je ne mangerai pas ce soir, du moins vraiment pas beaucoup. J'ai été prendre un café avec une de mes super bonnes amies : j'ai pris un café au lait frappé. Il doit y avoir beaucoup de calories dans le lait alors je ne préfère pas savoir combien. Je n'ai pas le temps de traîner, j'ai rdv chez le psy dans une heure et demie et c'est pas la porte à côté ! bon courage les filles, cet enfer bonheur vaut la peine !!!xxNana

18:47 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/05/2006

un peu trop pêtée...

1h50 du mat, ici à Montréal, ma ville.mon meilleur pote vient de partir de chez moi. On a fumé des tonnes de joints et là je suis k.o. ; on a vu un film assez troublant : "Jarhead". Ce film montre comment l'attente interminable des Marines américains dans le désert durant la Guerre du Golfe, a affecté le moral de ces soldats, les a traumatisés, les a rendus quasi fous. ce genre de film me trouble toujours beaucoup, tout ce qui touche la déviance progrssive de l'esprit, de la raison ; quand les gens pêtent graduellement un câble, comme si un des boulons qui maintenait leurs cerveaux en place se dévissait petit à petit, avec des répercussions troublantes. mmmh. je sens que je suis trop pêtée pour rentrer dans ce genre de monologue philosophique post abus de cannabis. alors je disais qu'on a bien ri lui et moi et tellement trop fumé. Mon ami s'est fait deux toasts au fromage, deux tranches de pain émiettées dans deux gros bols de yaourt au sirop d'érable. je me suis dit qu'il était malade ; c'est plus que ce que je mange en deux jours ! il est fou ! en fait, ce n'est pas comparable. la nature nous a donné des corps qui ont tendance à grossir beaucoup plus que ceux des hommes. dailleurs je me disais l'autre jour que si j'ai des enfants, je souhaite que ce ne soit que des garçons. être une femme c'est terrible, aucun autre mot ne peut mieux exprimer ce que je ressens d'être une femme. c'est trop dur. je m'entends mieux avec les garçons, je n'ai presque pas d'amies filles, je suis essentiellement entourée de gars (d'ailleurs ça exaspère mon prince charmant jaloux) et c'est plus simple, moins compliqué... bref, tout se résume en quelques mots : j'aimerais avoir des enfants de sexe masculin exclusivement.mais revenons à notre intérêt majeur, la chose que je contrôle le mieux tant que je n'aurai pas fait mon coup d'État mondial (oui, oui, mondial) pour prendre Le Pouvoir (oui, oui, je suis ambitieuse)... je disais donc ? en fait je m'égare mais je vous reparler de ma passion pour la politique internationale...mais les calories...............mmhh j'ai mangé du yaourt pour 45 cal...donc je dois augmenter mon total à ....je calcuuulce et m'inquiète..... total = 430 cal !!! oufff. c'est trop. demain je m'interdis de dépasser 400 cal. je me fais cette belle promesse et je vous laisse pour aller vous lire mesdemoiselles et autres spécimens humains en visite...Nanaxx

08:03 Écrit par Nana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |